Saturday, July 06, 2002

A BULLY AT YOUR SERVICE

Very good article by James Dao in The New York Times that reminds us that the U.S. spends more on Defense, about $400 billion, than the next 15 largest militaries combined. Since the U.S. is the only country with the will to take care of the whole western world (althought, of course, it puts its interests first, but who would deny that we share the same interests?), Europe has taken the role of the nice guy, who gives away money and advice, without ever getting tough. For that reason, the U.S. can not be asked to constantly consult with us Europeans just for the sake of it. We can not count on them and blame them at the same time.

A few lines from Dao's article:

"Today, the United States has no rival in any critical dimension of power.

That disparity, says Robert Kagan, a senior associate with the Carnegie Endowment for International Peace who lives in Brussels, has caused Europe and many other nations to depend increasingly on American power for their security and prosperity. As a result, Mr. Kagan asserts, the United States must remain free to use its power at will, lest the world fall prey to lawlessness and brutality.

The United States must sometimes play by the rules of a Hobbesian world, even though in doing so it violates European norms," Mr. Kagan wrote in the June-July edition of Policy Review. "And it must sometimes act unilaterally, not out of a passion for unilateralism but, given a weak Europe that has moved beyond power, because the United States has no choice but to act unilaterally."


SEQUEL TIME

Apparently, Men In Black II is to the 1997 original what Austin Powers 2 was to the first. Roger Ebert says:

"The astonishing success of the original "MiB" was partly because it was fun, partly because it was unexpected. We'd never seen anything like it, while with "MiBII," we've seen something exactly like it."

Austin Powers 2, while being a shameless copy of the first, grossed an obscene amount of money, probably because a lot of people had missed the original and wanted to see what this was all about. Everybody has already seen MIB, so hopefully the poor word of mouth will keep people from seeing MIB II. But it is so hot in the U.S. right now, people will do anything to stay indoors, so you never know.

If you have not seen Minority Report, go see that instead. Great movie! And if, like me, you are in France and it has not opened yet, there is a great version on Kazaa.

Wednesday, July 03, 2002

HYSTERIE COLLECTIVE

Sidérant, l'acharnement des français dans leur haine collective de Jean-Marie Messier. Soudainement, des gens qui ne savent rien du monde des affaires se mettent à prier pour qu'il lui arrive les pires choses du monde. Pourquoi? Vivendi Universal ne leur a rien fait, ils n'ont pas d'actions VU. Non, ils ont trouvé un gagnant, apôtre de la globalisation et du libre échange, sympathique et souriant puis ils se sont rapellé qu'il est français, et qu'en France, la réussite est suspecte et qu'on sympathise avec ceux qui n'y arrivent pas. Messier serait un traître car il s'est adapté à la vie dans les cercles de la haute finance. On stigmatise le fait qu'il ait acheté un appartement à Manhattan... Messier est l'exemple du courageux français qui à force de travail et d'idées cohérentes et innovantes a fait de son entreprise un conglomérat mondial, profitable (bien plus que AOL Time Warner) et créateur d'emploi. Au lieu de l'encenser, on en fait une brebis galeuse. C'est non seulement ridicule mais regrettable car avec lui, c'est un exemple de la réussite française qui tombe et une opportunité pour d'autres managers français de le suivre qui est compromise. Quand un peuple veut rester médiocre, il n'y a pas de meilleure façon que d'attaquer ses figures de proue.

Monday, July 01, 2002

ESPECE DE LIBERAL!

Editorial passionné de Maurice Druon de l'Académie française dans Le Figaro en défense du terme 'libéral' que la gauche déchue est en train de trainer dans la boue:

"La gauche française, afin de se venger de son échec électoral consécutif à son inaptitude à gouverner, vient de se saisir du terme, l'un des plus honorables de notre langue, pour inverser sa signification et lui donner un sens péjoratif. Sous peu, il deviendra une insulte.
Envisage-t-on de prendre une mesure indispensable, réparatrice des méfaits de nos banqueroutiers d'hier ? « Dérive libérale », entend-on dans leurs bouches.
Veut-on soulager un peu les charges fiscales qui pèsent sur la moitié des Français, desserrer l'incroyable maillage de règlements et de contraintes qui les entrave tous à tout instant et en tous actes de leur vie ? « Déviation libérale. »
Désigner un homme comme un libéral voudra bientôt dire qu'il est un sinistre réactionnaire. Et une loi libérale équivaudra à une loi scélérate.
De grâce, qu'on se reprenne ! Libéral est formé sur la même racine que liberté. Elle les gêne tellement, les gauchistes, la liberté ? (...)
La gauche, qui s'en veut et en veut au monde entier de son échec, durcit ses positions. Elle cède au trotskisme dont elle est infiltrée, et recourt à la vieille méthode marxiste qui consiste à déshonorer les mots pour déshonorer les idées qu'ils représentent. Dévoyer le vocabulaire est une spécialité des communistes ; ils ont abusé les peuples pendant soixante-dix ans avec ce procédé-là et, manifestement, ils n'en ont pas fini.
Voilà libéralisme devenu vicieux, honteux, exécrable, les lois libérales funestes et antidémocratiques, et les libéraux eux-mêmes des gens dangereux et méprisables. Les libertés, la liberté, ne tarderont pas à paraître suspects. Le totalitarisme vaut tellement mieux !"

Note to English-speaking reader: the term 'libéral' in French means the exact opposite of 'liberal' in English. A French libéral is against big governement and in favor of free entrepreneurship. The term only applies to economic policies.
LA GAUCHE ET LES ISLAMO-FASCISTES

Joseph Cohen et Raphaël Zagury-Orly, philosophes, se demandent comme la gauche française a pu s'allier aux ennemis de l'Occident et aux terroristes palestiniens dans Les Temps Modernes, la revue de Claude Lanzmann. Un texte passionant:

"Qu'il nous soit permis ici de sonder la formidable symbiose qui conduit à marcher main dans la main des activistes en apparence aussi radicalement éloignés que des Verts et des islamistes, des communistes, des tiers-mondistes et des fondamentalistes, des anti-mondialistes et des femmes voilées, des militants du MRAP et des nationalistes arabes. Qu'il nous soit permis de nous étonner du fait que la gauche de la gauche (supposément laïque, sécularisée et progressiste) coexiste si harmonieusement avec des positions si explicitement anti-démocratiques, autoritaristes, militaristes.
Mais cette contradiction n'est sans doute qu'apparente. Que nos intellectuels éclairés ou nos militants " progressistes " soient si prompts à cautionner ces positions, c'est significatif d'une convergence de l'idéal révolutionnaire et de la logique sacrificielle dans une même nostalgie de l'ordre religieux et dans un même rejet des limites qu'impose la démocratie. A cet égard, Israël, en tant qu'il incarne le travail, difficile et inachevé, de conjonction de la sécularisation de l'Etat-nation et de l'économie libérale, serait la représentation quasi-parfaite de cet Occident rejeté de part et d'autre. A la réflexion, la proximité entre ces appartenances en apparence irréconciliables s'explique en effet. Il y va d'une nostalgie commune pour un récit héroïque, pour un flamboyant idéal révolutionnaire, et ce aux dépens de la démocratie. Arlette Laguiller, Noir Désir, les Motivés, José Bové circulent aujourd'hui avec une effarante allégresse entre le discours contre la mondialisation, contre l'Amérique et ce qui apparaît comme son prolongement naturel, le discours contre Israël, peuple, nation, religion, civilisation, toutes dimensions confondues. (...)

À bien l'examiner, le discours anti-israélien se fonde sur l'idée perverse que le terroriste n'en est pas un car il est avant tout un résistant face à un occupant étranger parachuté dans la région après la Deuxième Guerre mondiale. Appelé à son tour à reproduire l'histoire, l'Israélien permettrait enfin de réaliser l' inversion du schéma devenu si pesant pour une certaine conscience occidentale de plus en plus marquée par une idéologie de gauche : le schéma du Juif victime de l'occupant nazi."
GLOBAL JUSTICE?

The International Criminal Court was born today. The world's first permanent war crimes court holds great promises and, on paper, is a fantastic step towards a less violent world. But as Le Monde points out, right before endorsing the opposite, optimistic view, there is serious risk this great project could turn into a politicized creature in a hands of West-hating, anti-American and anti-Israel judges (l'utopie et l'angélisme dangereux d'une démarche qui, ignorant la réalité de la vie internationale, sous-estime un risque majeur : l'exploitation et la manipulation politiques auxquelles la CPI peut se prêter). The ICC is a European creation and the US, Israel, Russia and China oppose it. This is understandable knowing how fast European diplomats jump at conclusions when it comes to Israeli and American policies. Just remember the big Jenin affair: the Palestinians were claiming 600 dead in the Israeli intervention, Europeans immediately bought it and threatened Israel with an investigation. Words like 'Genocide' were used, in all seriousness, to describe what nobody had seen. When the smoke cleared, even the Palestinians admitted there were less than 60 dead, mostly armed gunmen and known terrorists. The European Union recently conceded there had never been a 'genocide' in Jenin, but few paid attention. The fears that the ICC could turn into a tool against the legitimate reaction of democracies against their attackers are legitimate and can not be dismissed as paranoïa.