Friday, June 21, 2002

BLAMING THE VICTIM

Un certain nombre d'universitaires européens ont récemment demandé à l'UE de suspendre les accords de coopération avec Israel...au moment ou Israel à le plus besoin du soutien de l'Occident. Dans Le Figaro, Philippe Gabriel Steg, un autre universitaire, montre toutes les contradictions de cette pensée qui ferait d'Israel le responsable de l'absence actuelle de négociations:

"Comment ne pas être frappé que, dans la droite ligne de l'esprit qui régnait à la conférence de Durban, le seul État du monde que l'on veuille boycotter soit l'Etat d'Israël ? Pas de boycott pour l'Autorité palestinienne, qui utilise les crédits européens pour une propagande de haine et de violence. Pas de boycott pour l'Arabie Saoudite, où l'on décapite publiquement chaque vendredi les condamnés à mort et où les femmes sont cloîtrées. Pas de boycott pour la Chine populaire, qui occupe depuis des décennies un Tibet martyr. Pas de boycott pour la Syrie, qui occupe militairement le Liban voisin, qui emprisonne les opposants au régime, et dont le président tient régulièrement des propos antisémites. Une fois de plus, c'est l'Etat d'Israël et lui seul qui est traité en « juif des nations »."
BRAVO

Elisabeth Schemla de ProcheOrient.info adresse une lettre ouverte à l'AFP pour protester contre ses dépêches biaisés et empruntes d'une symphatie pro-palestinienne patente. Cette attitude indigne de l'agence de presse française, la 3ème plus importante au monde s'est révelée intolérable ces 3 derniers jours. Extraits:

"Comment, alors même que 19 Israéliens - dont des enfants se rendant dans leur classe – meurent déchiquetés dans un bus détruit par une bombe le mardi 18 juin au matin, le bureau de l'AFP Jérusalem ose-t-il commencer ainsi son papier général de 10H01 : « Un kamikaze palestinien s'est donné la mort dans un bus bondé de Jérusalem, tuant seize passagers, y compris des écoliers….. » ? (...)

Comment, hier soir 20 juin, juste après l'assassinat dans la colonie d'Itamar en Cisjordanie de cinq Israéliens dont trois enfants de 15, 12 et 5 ans, le bureau de Jérusalem peut-il titrer sa dépêche de 21.37 : « Quatre colons juifs tués par des Palestiniens dans une colonie » ?"


Wednesday, June 19, 2002

24 SUMMERS

Today is my birthday and the summer officially starts tomorrow. if it wasn't for the non-stop rain here in Brittany, it would all be perfect.
PATHETIQUE

José Bové est arrivé cet après-midi à la prison ou il doit servir une peine de 3 mois pour avoir mis à sac un McDonald's à Millau.

"Juché sur un tracteur, le porte-parole de la Confédération paysanne est escorté par cinq autres engins agricoles et une centaine de véhicules conduits par des "compagnons de combat".
En vue de la prison, vers 14h30, José Bové a stoppé son tracteur pour parler avec une cinquantaine de sympathisants postés au bord de la route."


Bové continue de moquer la justice française tout en voulant nous faire croire qu'il ne prétend pas se subsituer à sa responsabilité. Quelle autre stratégie peu-il adopter? Le maquis? S'il n'obéissait pas à la justice, il risquait de devenit un fugitif et puiqu'il est incapable de rester discret, à l'écart des coups d'éclat, il aurait vite été repéré. Bové est donc arrivé à la prison vers 15h alors qu'il était convoqué à 8:30, espérons que cela lui vaudra une prolongation de sa peine.

EUPHEMISMES ET EXAGERATIONS

Les médias français utilisent une panoplie de termes et d'expressions qui façonnent l'humeur nationale. Certains mots sont, à y réfléchir, totalement inadaptés à la description de la réalité. Les médias n'inventent pas ces mots, ils les empruntent aux acteurs de l'actualité, voire aux parties d'un conflit, mais sans jamais les analyser. Je ne m'atarderais pas sur le vocabulaire appliqué à la description du conflit au Proche-orient, qui fait que l'AFP parle de 'bébés colons' quand des enfants juifs dans les territoires sont victimes d'un attentat et que l'on qualifie les preneurs d'otage au passé sanguinaire de l'Eglise de la Nativité de 'militants' ou de 'résistants'.

Plus proche de chez nous, un des termes les plus usités dans les discussions et les médias est 'insécurité', doux euphémisme pour 'criminalité' qui semble englober tous les méfaits, du jet d'un mégot par terre au meurtre, en passant par le viol. Parler d''insécurité' c'est se refuser à isoler un ensemble des comportements qui n'ont pas de place dans la cité et dont les perpétrateurs doivent en être retirés. 'Insécurité' suggère un état de fait anormal, une déviation de la situation de 'sécurité' et non pas une violation des règles de la société. C'est un euphémisme qui atténue les rapports conflictuels et qui ne peut conduire qu'à la clémence et à l'aveuglement puisqu'on ne met pas en cause un comportment criminel mais un simple dérangement du statu quo.

A l'opposé les médias lancent le mot 'sécuritaire' dès que les autorités s'essayent à une résolution des problèmes de criminalité. Ce terme stigmatise les esprits quand il prétend qualifier ce qui est une des missions régaliennes de l'Etat démocratique: assurer le maitien de la paix. Avec son terme cousin 'repression', il fait des ravages en imprégnant l'action de l'Etat chez l'opinion d'un sentiment de méfiance er de défiance qui fait que chez nous la police fait peur aux honnêtes gens mais pas aux criminels. Ce sont en effet tous les membres du crime organisé et du grand banditisme qui doivent bien se marrer en regardant les infos et en voyant que grâce aux septiques et aux naifs d'une société civile imprégnée par l'esprit de mai '68, ils pourront continuer à dévaliser des bijouteries sans trop s'inquiéter.

Un autre euphémisme repris de la bouche même du perpétrateur et qui a conquis les esprits est celui du 'démontage', utilisé par José Bové pour décrire la destruction d'un restaurant McDonald's. La scène a été filmée et ne suggère pas un 'démontage' organisé, propre mais plutôt une mise à sac violente et anarchique charactéristique des actions des agriculteurs qui sabotent les installations de la SNCF, séquestrent des hommes d'affaires et ravagent les rayons des supermarchés en faisant preuve d'une violence publique rarement vue dans la France d'aujourd'hui, cela dans une impunité totale dont personne ne s'émeut.

Si on veut une société plus paisible, civilisée, le premier pas est de se débarraser de ces termes ravageurs qui alimentent le climat d'ambivalence et d'irresponsabilité caractéristique d'une société française qui n'ose pas dire les mots de sa réalité.
RAPPEL NECESSAIRE

Editorial salutaire de Georges Bensoussan dans Le Monde d'aujourd'hui. Des évidences bien sûr, mais qu'un bon nombre de français se refusent encore à intégrer:

"Le terrorisme des uns, entend-on à raison, est la résistance des autres. A ceci près : la Résistance française, érigée en modèle par les uns et les autres, n'a jamais assassiné de femmes et d'enfants allemands dans des lieux dépourvus du moindre intérêt stratégique (un café-restaurant, par exemple). A ceci près encore : la mise à mort de ces civils israéliens, à l'intérieur des frontières de 1967, murmure autre chose, le refus de la légitimité d'une présence juive où que ce soit sur le territoire de l'ancien mandat britannique.

Des "actes de désespoir", dit-on. Qui nierait, en effet, la situation tragique d'un peuple qui, depuis le plan Peel de 1937 jusqu'aux compromis de Camp David (2000) et de Tabah (2001), a, de refus en refus, manqué les occasions historiques et fait de la sorte son malheur (à commencer par les réfugiés de 1948) comme celui de la région tout entière ? Le "désespoir" ne fabrique pas les "bombes humaines", elles feraient sinon le quotidien de cette planète : du Tibet au Kurdistan, quid de tant de situations désespérées, où l'on n'entend guère parler de "bombes humaines" ?

C'est la culture du sacrifice et du martyre, y compris dans les "milieux laïques" du Fatah, qui y pourvoit. Quand, pour protester contre les persécutions infligées aux bouddhistes, les bonzes sud-vietnamiens s'immolaient jadis par le feu, c'est leur vie seule qu'ils mettaient en jeu, sans chercher à entraîner dans la mort des victimes alentour. Ici, au contraire, la priorité est l'assassinat et non le suicide. Mue non tant par le désespoir que par un refus rémanent d'ordre social et culturel (on a oublié le statut du juif dhimmi en terre d'islam), d'ordre politique, voire quasi métaphysique ("Reconnaître Israël, ce serait reconnaître le non-être arabe", déclarait jadis Ahmed Ben Bella), qui se traduit par une incapacité à accepter la légitimité d'une présence juive sur une portion de cette terre."

Tuesday, June 18, 2002

EDIFIANT

Nouvelle initiative remarquable de ProcheOrient.info; la traduction de l'enquête du quotidien allemand Die Zeit qui confirme que l'Union Européenne finance l'incitation à la haine via les livres scolaires antisémites et l'Intifada via le des aides grossièrement détournées. Extraits croustillants et révélateurs de l'irresponsabilté (consciente et volontaire) de Chris Patten et de la Comission Européenne:

"Si l'on en croit l'Union Européenne, le contrôle sur le versement des aides à la Palestine existe vraiment : c'est le FMI (Fonds Monétaire International). Le commissaire européen Chris Patten écrit que le FMI procède à un contrôle strict des paiements et émet une déclaration mensuelle de ratification. Ce travail est effectué pour le FMI par Karim Nashashibi. Il vit à Jérusalem. Cet homme qui, d'après Patten est supposé vérifier les comptes de l'Autorité Palestinienne est lui-même Palestinien. Il vient du même clan et porte les mêmes patronymes que celui qui fut longtemps le ministre des Finances de Yasser Arafat. Il a même été sur le point d'entamer une carrière politique avec Arafat : jusqu'à très récemment, l'homme du FMI était pressenti pour devenir le prochain ministre des Finances d'Arafat. Mais le vent a tourné. Le conseiller financier d'Arafat, Fuad Shoubaki, l'homme qui a acheté le Karina-A, est fier d'appeler le représentant du FMI Nashashibi « son ami »." (...)

"Récemment, les Palestiniens eux-mêmes ont informé les Européens de leurs intentions. Le 22 avril 2002, à la Conférence méditerranéenne de Valence, en Espagne, le ministre palestinien Nabil Shaath présenta des demandes d'aides pour un montant de 1,9 milliard de dollars aux membres de la Commission européenne. Selon plusieurs témoins dont les déclarations se recoupent, la liste de Shaath incluait un budget de 20,6 millions de dollars pour des armes et 40,6 millions de dollars pour l'aide aux détenus et aux « familles des martyrs ». Les Palestiniens pensaient sérieusement que les Européens rivaliseraient avec Saddam Hussein et paieraient le prix du sang.

Les diplomates européens rassemblés là ne donnèrent pas l'alarme en voyant cette requête. Ils n'étaient pas furieux, seulement profondément embarrassés. Ils cachèrent la liste dans un coffre-fort. Ils ne voulaient rien en savoir."

Monday, June 17, 2002

THE HARDER THE FALL

I used to vote for the Left when I was younger. My parents are both public school teachers so I had no alternative growing up. After I traveled a bit and looked at the issues, I came to realize the French Left was desperately stuck in the past, too scared of this changing world to even adapt and move away from its irresponsible tax & spend ideology. Instead of telling us we have a wonderful country full of gifted people and that everything could be better if we worked for it, the Socialists gave in people's lowest instincts, blaming everything from corporations to free trade for people's woes. I wondered how the French could still buy that kind of talk and quickly moved on to the 'conservatives' (for lack of a more appropriate word). Now the Left has lost all its relevance as they will be shilded from power for the next five years. Most of the personalities of the Jospin governement have lost their seats in the House, including Martine Aubry, the mother of the 35-hour work week and Robert Hue, the leader of the Communist Party. Eparses argues that this is a unique chance for the Socialists to get real by moving on to a Tony Blair-like orientation. This of course is the solution. But I know that so many French people still love simplistic solutions like banning businesses from downsizing and giving young people useless government jobs to keep them away from setting cars or synagogues on fire. I also know the Socialists will never get a clue and will keep their sympathizers in their world of illusions. I gave up on them long ago and apparently most of the French just did the same. And suddenly I am happier to be here.
JUSTICE FOR ALL

José Bové est convoqué en prison demain (mercredi) ou il doit passer quelques semaines à se refroidir la tête loin de l'agitation des sacages de restaurants américains ou de champs transgéniques et des 'camps de concentration' de Cisjordanie. Souhaitons que cette aventure lui donne l'envie de retourner s'occuper de sa ferme du Larzac qui doit être depuis longtemps bouffée par les mauvaises herbes.